Pourquoi lire Le vilain petit canard ?

Vilain petit canard, nous l’avons tous été. Ou, du moins, nous avons pensé l’être. Eh puis, nous nous en sommes sortis. Nous avons grandi, nous avons compris que le monde ne nous était pas hostile. Mais, vilain petit canard, certains le restent toute leur enfance – des enfants différents, affligés d’une différence chaque jour remarquée, jamais pardonnée. Comment s’en sortent-ils ? Comment peuvent-ils supporter moqueries, vexations, coups ? Comment peuvent-ils puiser la force d’être soi, alors que leurs limites, quotidiennement dénoncées, deviennent des tares à leurs propres yeux ?

Cette fable autobiographique est un message d’espoir, une invitation puissante à ne pas baisser les bras, à s’accepter. Toute l’intelligence d’Andersen réside dans l’opposition de la souffrance du caneton et de la vision du monde étriquée de ses harceleurs. Dès les premières lignes, il pose tout l’enjeu de son conte : pour la mère cane, le monde est vaste, il va jusque chez le voisin – mais jamais elle n’a été aussi loin…

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Dans la collection PREMIERS CONTES, illustrés des œuvres de Theo van Hoytema

Andersen offre une solution qui semble vouée à l’échec, la fuite. Le vilain petit canard s’échappe de la ferme et affronte la solitude, la rigueur de l’hiver, d’autres moqueries, d’autres coups. Pire encore, il découvre la beauté, la grâce, la splendide liberté des cygnes… Des cygnes sauvages, plus précisément. Une fascination douloureuse, tant le contraste entre sa condition et leur stupéfiante beauté le meurtrit.

Sauvage s’oppose ici à la basse-cour civilisée (avec sa pyramide hiérarchique et ses querelles pour une tête de poisson), aux sages qui pérorent dans leur cabane d’ermites (où un chat et une poule se croient chacun la moitié du monde), aux rebelles qui vivent en marge de la société (des jars que les chasseurs déciment), aux bons Samaritains qui le recueillent mais le conspuent parce qu’il se montre trop craintif…

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Mais voilà que survient le printemps. Le vilain canard n’est plus petit. Il n’en est pas soulagé. Au contraire : le retour des cygnes sauvages le pousse au désespoir. Négligeant la renaissance de la Nature, il va à leur rencontre – et ces merveilleux oiseaux l’accueillent, comme l’un des leurs, et le saluent, comme le plus beau de tous.

Cette fin n’est pas tout. Le jeune cygne ne tire nul orgueil de cette reconnaissance ni aucun souhait de vengeance. Il est heureux. Tout simplement heureux d’être soi.

Le vilain petit canard, un conte de Andersen, adapté par Jean-Claude Marguerite, illustré par Théo van Hoytema, paru dans la collection PREMIERS CONTES.

Nouveautés : Le petit Poucet et le vilain petit canard

Alors que le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (2-7 décembre) est en approche (nous y serons représentés sur le stand de Livres Accès, N° B29), nous proposons deux nouveaux titres dans la collection PREMIERS CONTES :

Le petit Poucet et Le Vilain petit canard

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Dès les premières lignes, Andersen pose dans cette fable autobiographique tout l’enjeu de son conte : pour la mère cane, le monde est vaste, il va jusque chez le voisin – mais jamais elle n’a été aussi loin… Le vilain petit canard va s’échapper de la basse-cour, affronter la rigueur de l’hiver, être moqué et chassé, admirer les cygnes sauvages et perdre tout espoir. Mais au printemps, il découvre sa vraie nature et sa place dans le monde, et les enfants comme les siens l’admirent.

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Les petits cailloux blancs, l’ogre, les bottes de sept lieues : Le petit Poucet est l’un des contes les plus emblématiques de Charles Perrault. La morale finale, à la gloire du plus petit d’une fratrie, ne doit pas effacer l’importance de celle esquissée au début : le petit Poucet est méprisé par ses frères parce qu’il parle peu – mais il écoute beaucoup. C’est grâce à cette réserve que, lorsque ses frères tremblent, dorment ou se sauvent, le petit Poucet agit.

Ces deux contes majeurs dans l’imaginaire littéraire, fidèlement adaptés pour les jeunes lecteurs en difficulté d’apprentissage, enrichissent la collection PREMIERS CONTES où trois présentations du même texte se succèdent, selon les publics concernés : une présentation “DYS”, la même avec les syllabes orales colorées et les liaisons principales signalées, et enfin en grands caractères.

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À l’occasion de la publication de deux nouveaux titres dans la, nous avons porté quelques améliorations sur les titres déjà parus, notamment dans la signalisation des liaisons. Désormais, les muettes qui imposent une liaison sont colorées en noir, comme la ponctuation et les chiffres,  les autres muettes restant grisées.
Vous pouvez télécharger à nouveau ces versions, gracieusement, sur notre librairie en ligne.

Nous rappelons enfin la parution récente des Contes de ma mère l’Oie, en français d’aujourd’hui, destinés à des lecteurs débutants (scolaires, FLE) ou à être lus aux enfants. Les contes ont été très fidèlement retranscrits dans une langue accessible tout en restant soutenue.

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Les Contes de ma mère l’oie, en français d’aujourd’hui, est disponible en ePub et pour Kindle.

Cendrillon, un extrait de bonté

Pour vous permettre de découvrir la collection PREMIERS CONTES, nous avons le plaisir de vous offrir ici des extraits de Cendrillon, en PDF interactif.

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Ces larges extraits vous permettrons de juger de l’intérêt de notre démarche envers les enfants qui ont du mal à lire ou qui n’aiment pas lire. Il se compose de quelques pages du texte et des illustrations dans chacune des trois présentations propres à cette collection (pour les “DYS”, en syllabes colorées et en grands caractères).

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Par ailleurs, pour accompagner la parution de 2 nouveaux titres, cette collection sera à prix réduit (4,99 € pour les 2 versions, PDF interactif et PDF imprimable)  jusqu’au 30  septembre 2015, exclusivement sur notre librairie en ligne.

Les premiers titres

Les trois premiers titres, déjà disponibles exclusivement sur notre librairie en ligne :

Cendrillon
(d’après Charles Perrault, illustré par Arthur Rackham)

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Boucle d’Or et les 3 ours
(d’après les frères Grimm, illustré par Leonard Leslie Brook)

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Les Musiciens de Brême
(d’après les frères Grimm, illustré par Oskar Herrfurth)

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À venir en septembre…

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Le Petit Poucet

le conte : “réalité du virtuel, virtualité du réel”

Bachelard, parlant de la fiction littéraire, explique et justifie pourquoi il ne faut pas édulcorer les contes de fées : la lecture est un apprentissage de la vie, elle aide à domestiquer la peur, nos peurs. Encore faut-il que cette lecture soit « valorisée par l’intérêt littéraire… »

« Mais la meilleure preuve de la spécificité du livre, c’est qu’il est à la fois une réalité du virtuel et une virtualité du réel. Nous sommes placés, lisant un roman, dans une autre vie qui nous fait souffrir, espérer, compatir, mais tout de même avec l’impression complexe que notre angoisse reste sous la domination de notre liberté, que notre angoisse n’est pas radicale. Tout livre angoissant peut alors donner une technique de réduction de l’angoisse. Un livre angoissant offre aux angoissés une homéopathie de l’angoisse. Mais cette homéopathie agit surtout dans une lecture méditée, dans la lecture valorisée par l’intérêt littéraire… »
(Extrait de La Poétique de la rêverie, 1960, Gaston Bachelard).

C’est parce que les transpositions affadies des contes traditionnels ne donnent, au mieux, que d’agréables et éphémères divertissements, que “tous lire” a choisi de réécrire fidèlement ces contes, en déconstruisant l’histoire pour la reconstruire d’une manière plus accessible aux enfants qui ont du mal à lire, sans en modifier les enjeux. Car tout ce qui est livre n’est pas littérature. Et trop de livres pour enfants passent sans laisser d’empreinte.

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Gustave Doré illustre Les Contes de ma mère l’Oye de Charles Perrault.

“tous lire” propose une version “actualisée” des Contes de ma mère l’Oie, en français d’aujourd’hui, en formats ePub et Kindle (et sans DRM), destinée aux enfants qui savent lire, aux parents et grands-parents qui ne veulent plus buter sur un mot, une expression, aux étrangers à la recherche de classiques faciles à lire.

Pourquoi Les Musiciens de Brême (tous lire)

Les frères Grimm livrent dans Les Musiciens de Brême une belle leçon d’amitié et de pragmatisme. La revanche des humbles sur leurs maîtres et les brigands s’y termine en musique, comme si tout espoir reposait sur l’innocente âme des poètes.
Voilà quatre animaux domestiques qui ne se connaissent pas, mais partagent le même sort :  leurs maîtres respectifs décident de s’en débarrasser parce qu’ils sont trop vieux pour les servir encore… Ils se rencontrent sur le bord de la route, qu’ils suivent à la poursuite d’un improbable rêve, devenir musiciens pour la ville de Brême ! Au premier soir, ils découvrent une maison dans les bois, occupée par des voleurs. Les quatre amis unissent leur force et leur ruse pour les en chasser. Mais, une fois installés, ils réalisent que leur quête est vaine, que cette maison suffit totalement à leur bonheur.
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Fidèlement adapté par Jean-Claude Marguerite pour les enfants en difficulté d’apprentissage de la lecture, ce conte est superbement illustré par Oskar Herrfurth.

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Comme tous les livres de cette collection horizontale, le même texte est proposé selon trois présentations :

  • typographie adaptée aux “dys”
  • la même, mais avec les syllabes colorées, les muettes grisées et les principales liaisons soulignées
  • en grands caractères sur un fond plus clair

En acquérant ce livre, vous disposez de deux versions de PDF ; un PDF interactif (recommandé pour les écrans d’ordinateur) et un PDF imprimable (recommandé pour les tablettes, où il s’affiche en mode paysage).